L’INR soutient la semaine européenne des déchets du 21 au 29 novembre

Du 21 au 29 Novembre s’ouvre la semaine européenne de réduction des déchets, coordonnée par l’ADEME.

Déchets d'équipements électriques et électroniques


Dans le numérique, les déchets se nomment DEEE : Déchets d’équipements électriques et électroniques. Pour rappel, les DEEE couvrent un panel large d’équipements. Cela va de la machine à laver, au téléviseur jusqu’à la perceuse, l’ordinateur ou le téléphone portable…

L’ADEME nous rappelle qu’en 2018 en France, sur les 1,9 Tonnes d’équipements mis sur le marché, seulement 44,8% ont été collectés. Et le taux de recyclage et de réutilisation n’est que de 74%. ¹
Par ailleurs, ces chiffres sont minorés car ils ne tiennent pas compte de toutes les entreprises ou tous les ménages qui n’ont pas remonté la donnée.

Les DEEE sont un enjeu pour la planète du fait de la durée de vie raccourcie de nos EEE (divisée par 2 en 25 ans). Il y a aussi un impact non négligeable pour l’environnement et la santé puisque les DEEE possèdent des composants considérés comme dangereux (lithium, mercure, plomb…).
C’est aussi un enjeu de recyclabilité avec des composants comme des métaux rares ou précieux, du verre et des plastiques.

La réglementation dans le domaine est ancienne et surtout européenne. En 2005, la filière DEEE a été créée. Les fabricants doivent organiser la collecte. Il faudra tout de même attendre 2009-2012 pour que les premiers organismes de gestion de la collecte DEEE apparaissent (Ecologic, ESR, etc…). Ces filières sont financées par une taxe à la production.

En 2014, un renforcement réglementaire est instauré avec l’idée de gestion et reprise à l’achat (1 pour 1). Les producteurs sont aussi dans l’obligation de mettre à disposition des bornes de collecte pour les petits équipements sans obligation d’achat (1 pour 0).

2020 marque un nouveau tournant avec la promulgation de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Écoconception, valorisation du réemploi et de la réparabilité).

Nous avançons progressivement mais trop lentement encore.

Au vu des pourcentages énoncés par l’ADEME, force est de constater que nous avons tous chez nous ou dans nos entreprises, dans nos tiroirs ou nos armoires, des DEEE à revaloriser. Alors qu’attendons-nous ? Recyclons-les. 

Et souvenez vous qu’avant tout le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !


Fabien ABRIKH

¹ Source : https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/registre-deee-donnees-2018-rapport.pdf